Opéra Live - FAUST de Charles GOUNOD

Jeudi 15 mai
Organisateur de l'événement: 
Arenberg Creative Mine en partenariat avec l'Opéra de Lille
Lieu: 
SITE MINIER DE WALLERS ARENBERG - Salle LEAUD
Adresse: 
Avenue Michel Rondet, Wallers, France
Code postal: 
59135
Ville: 
Wallers

Direction musicale Louis Langrée

Mise en scène Denis Podalydès

Collaborateur à la mise en scène Laurent Delvert

Scénographie Éric Ruf

Costumes Christian Lacroix

Lumières Bertrand Couderc Collaboratrice aux mouvements Cécile Bon Chef de chœur Mathieu Romano Chef de chant Nicolas Chesneau Masques Louis Arène Maquillage et coiffure Véronique Soulier Nguyen Assistant à la mise en scène Laurent Podalydès Assistant costumes Jean-Philippe Pons

Avec Julien Dran Faust Jérôme Boutillier Méphistophélès Vannina Santoni Marguerite Lionel Lhote Valentin Anas Séguin Wagner Juliette Mey Siébel Marie Lenormand Dame Marthe Laurent Podalydès, Léo Reynaud comédiens

Chœur de l’Opéra de Lille Orchestre National de Lille

AU DIABLE LA JEUNESSE

Peu d’opéras auront connu un sort aussi enviable que le Faust de Gounod : succès flamboyant dès la première, carrière internationale dans la foulée, suivie par un règne ininterrompu sur les scènes, qui lui vaut encore aujourd’hui d’être l’opéra français le plus joué au monde, juste derrière Carmen. Mais faut-il prendre ce Faust au pied de la lettre ? Ou y voir, au détour de la fable, une célébration des plaisirs ? De la ronde démoniaque du Veau d’or conduite par Satan lui-même à Marguerite riant de se voir si belle en son miroir, le spectateur peut goûter à tous les excès, s’enivrer de musique… sans pour autant risquer la damnation. Une contradiction qui n’échappe pas à l’analyse éclairée de Denis Podalydès. Il voit ici « un opéra fondamentalement anti-puritain dans un monde puritain dont il épouse pourtant le code religieux, et qu’il feint d’observer. Il y a dans cette œuvre un aspect double ou duplice – une hypocrisie structurelle, typique du Second Empire. Car Gounod est un vrai catholique en proie à des démons d’autant plus démoniaques qu’il est fervent chrétien. » Après avoir ausculté une autre grande figure du théâtre, Falstaff, dans sa dimension verdienne, le metteur en scène s’attaque ici au héros tragique de Goethe, utilisant les dialogues parlés de Jules Barbier qui faisaient partie de l’œuvre à sa création en 1859, pour en faire apparaître toutes les ambiguïtés. Façon de célébrer, de l’opéra de Gounod, l’éternelle jeunesse.

 

RÉSUMÉ DU LIVRET

Le vieux savant Faust vend son âme à Méphistophélès, l’envoyé du Diable, pour retrouver la jeunesse. Il séduit la jeune Marguerite, puis la trahit et l’abandonne. Le frère de celle-ci, Valentin, voulant la venger, provoque en duel à la fois Faust et Méphistophélès, et se fait tuer. Entre-temps, Marguerite a tué l’enfant qu’elle a mis au monde. Elle va être exécutée. Faust vient pour la sauver, mais il est trop tard. Elle lui résiste, s’évanouit, et les anges la ravissent dans les cieux